03 octobre 2005

 

Paix

La relecture d'un livre de Catherine Chalier (De l'intranquilité de l'âme)
me fait découvrir un trait de la délicatesse de Dieu que je n'avais pas noté
jusqu'à présent. C'est dans le Livre de la Genèse (18, 12-13), l'épisode du
rire de Sarah qui apprend qu'elle, si vieille, va enfanter. Elle n'en croit
pas ses oreilles, et non seulement évoque son âge mais aussi celui
d'Abraham. Mais quand Dieu rapporte cela à Abraham, il omet de mentionner la
réflexion de sa femme sur son âge. Cette omission, dit le Talmud, est pour
le bien de la paix dans la maison d'Abraham. La paix est un bien si grand
que, parfois, il est bon de lui donner priorité sur tout, même sur l'exacte
vérité des faits.
Ces jours derniers, j'ai évoqué plusieurs fois la fraternité qui est au
centre du choix de vie des frères et qui, bien souvent, m'éblouit.
Fraternité, comme manière d'engager sa vie au nom de cette offrande mutuelle
de la paix.


Commentaires:
Merci pour ce rappel de la limite entre le tact et la vérité et pour la référence du livre où vous l'avez trouvé.
Merci aussi pour ce blog qui nous donne l'impression de rencontrer un ami.

Une laïque dominicaine
 
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