23 novembre 2005

 

Eclats de lumière

Début de semaine à l’assemblée des supérieurs majeurs de France. Outre le travail que nous avons eu à faire, cette assemblée a été l’occasion de deux moments lumineux.

Une journée de l’assemblée était consacrée à l’accompagnement humain, religieux et spirituel des frères âgés. La réalité de la démographie de la vie religieuse en France fait que le souci des frères âgés, et des meilleures conditions possibles de cette étape du grand âge pour eux, occupe souvent l’esprit des supérieurs. Mais au cours de cette journée, nous voulions donner d’abord la place, non aux problèmes à résoudre mais à l’expérience humaine et religieuse que cela représente. Cela nous a donné l’occasion d’entendre le témoignage de certains de ces frères âgés, tellement justes dans leur ton, portés à la fois par le réalisme et l’espérance, simples et vrais. Lumière de l’expérience humaine qui s’accomplit !

 

Au cours de l’assemblée aussi, nous avons rencontré le frère Aloïs, successeur du frère Roger, à Taizé. La mort si violente de ce dernier nous a tous marqués et nous laisse face à l’incompréhensible. C’était très impressionnant d’écouter le nouveau prieur de Taizé évoquer dans quelle unanimité fondée sur l’évangile la communauté avait fait face à cet événement terrible. Impressionnant aussi d’entendre évoquer le témoignage de cette communauté, son souci d’accompagner les jeunes et de témoigner au milieu d’eux du Christ, la détermination simple avec laquelle la réconciliation et l’unité sont au cœur de leur existence. Lumineuse parabole !


Commentaires:
Vous écrivez : La réalité de la démographie de la vie religieuse en France fait que le souci des frères âgés, et des meilleures conditions possibles de cette étape du grand âge pour eux, occupe souvent l’esprit des supérieurs...
Je suis coprésident de l'APRC qui regroupe d'anciens prêtres ou religieuses et religieux.
Votre préoccupation est intéressante ; puissiez-vous l'élargir à ceux qui ont fait partie de votre famille et souvent contribué à constituer une part de la protection sociale interne des collectivités religieuses. S'ils ont choisi de quitter leur institut, abandonnant volontairement la contribution qu'ils ont apporté par leur travail à l'institut, ils n'ont pas à être privés de la protection sociale de leurs vieux jours... qui d'un seul coup, les réintègrent partiellement via la CAVIMAC dans un système "qui les exclu du droit commun" (termes d'un célèbres dominicain doyen de la fac de droit canonique de Paris).
Puissent les Dominicains faire avancer ce très grave problème que les diverses conférences (évêques ou sup. majeurs) sont incapables de részoudre, se retranchant derrière des problèmes financier et voulant "redristribuer" des fonds qui finalement ne leur appartiennent même pas.
 
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