27 novembre 2005

 

Entrée en Avent

Le couvent de l’Annonciation, cette année, propose chaque dimanche soir un moment musical suivi de vêpres solennelles avec une brève prédication. Cette première fois a été assez impressionnante : l’assemblée était nombreuse, et la proposition semble répondre à une attente. J’aime bien voir les frères – et, dans la province, les initiatives sont nombreuses et créatives – chercher ainsi à inventer les modes de prédication à proposer aujourd’hui.

 

Au moment où commence l’Avent, l’urgence de ces initiatives se trouve renforcée. L’Eglise est, dans nos pays, souvent inquiète de ne plus savoir comment rejoindre ses contemporains. Trouver l’audace de prendre l’initiative de ce dialogue, à partir des attentes, claires ou non, des gens et les rejoindre là où, comme tout homme, chacun est capable d’espérance. D’un côté, on dit aujourd’hui que beaucoup cherchent « le » sens, que l’intensité des quêtes spirituelles est grande, que beaucoup cherchent comment ne pas bâtir leur vie dans la seule dispersion, fût-elle très active et efficace aux yeux du monde. D’un autre côté, nombreux sont ceux qui, de l’Eglise, retiennent d’abord l’aspect institutionnel, les « structures », les discours que l’on perçoit comme bien éloignés, les paroles et le langage qu’on ne comprend plus très bien… Bref, il faudrait savoir comment inventer les rencontres et le dialogue qui permettraient de sortir de ce qui risque d’apparaître comme une impasse.

 

Pendant l’Avent, la seule question qui vaille est de se préparer à rencontrer quelqu’un, de devenir impatient de cette rencontre, de se mettre à cherche Celui qui vient nous trouver. On cherche dans notre monde, du sens et des idées, des raisons et des systèmes, des objectifs et des justifications. Les chrétiens proposent de présenter à tous ces « chercheurs » quelqu’un qui vient parmi les hommes pour être leur ami. Y a-t-il plus grande bonne nouvelle que celle-ci ?

 

 


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